Le pollen comme outil thérapeutique.

C’est en butinant les fleurs que les abeilles récoltent le pollen (issu des étamines des fleurs, donc de l’organe reproducteur mâle) sur leurs pattes et leur corps.


C’est ce même pollen qui sert à la pollinisation, par le déplacement des abeilles de fleurs en fleurs.

C’est au XXe siècle que les premières recherches ont été effectuées sur le pollen. Sa consommation est donc récente, une trentaine d’années.

En ce qui concerne l'intérêt thérapeutique, les produits de la ruches sont très complets et couvre un large panel de conditionnement, il est possible d'en intégrer dans sa consommation de façon ponctuelle ou en cure, en fonction de l'état de santé visée.

Miel, propolis, pollen, gelée royale, cire, venin, élixirs voir homéopathie (Apis Mellifica par exemple) : des produits à utiliser aussi bien en interne qu'en application externe pour les massages, les cosmétiques voir même cicatriser les plaies.

Comment est élaboré le pollen ?

Lorsqu’elles butinent, les abeilles régurgitent quelques gouttes de nectar pour humidifier leurs pattes postérieures, là où se trouvent les corbeilles à pollen. Le pollen s’agglomère alors en petites pelotes (chaque pelote contient des millions de grains de pollen), toujours fixées aux pattes arrière des abeilles.

Une pelote de pollen pèse près de 20 mg ; elle contient 3 à 4 millions de grains de pollen.

Les abeilles ramènent ces pelotes à la ruche, les mélangent à du miel et les stockent dans les alvéoles de la ruche (alvéoles différentes de celles du miel), ce qui va permettre au pollen de fermenter. C’est ce qu’on appelle « le pain des abeilles ». Il va servir de nourriture aux jeunes larves, car il est riche en protéines.

Les apiculteurs peuvent récupérer ce pollen, car en rentrant à la ruche, les abeilles passent sur une sorte de grille qui va détacher une partie seulement des pelotes fixées à leurs pattes.

Le pollen présente des couleurs variées du fait de ces différentes sources de plantes.

A savoir

Il existe deux sortes de pollens :

  • Les pollens anémophiles (pollens portés par le vent), responsables des allergies ;

  • Les pollens entomophiles (pollens transportés par des insectes), celui récupéré par les abeilles et mis en pelottes.


Composition biochimique, propriétés thérapeutiques et indications générales

Très riche en acides aminés (il contient tous les acides aminés indispensables à notre organisme), le pollen à un très grand pouvoir revitalisant du corps et de l’esprit.


Il est ainsi indiqué en cas de fatigue physique et intellectuelle, d’impuissance, de frigidité, de stérilité, de sport intensif, de convalescence, des suites de traitements anti-cancéreux, en cas de manque d’appétit, de déprimes mineures, de régime végétarien...


Il stimule les globules blancs et les globules rouges lorsqu’ils sont insuffisants. Il renforcera évidemment le système immunitaire.

Les vitamines du groupe B ajoutées aux acides aminés lui confèrent des propriétés qui agissent sur le système nerveux.

Il est alors indiqué pour les personnes stressées, déprimées, anxieuses, irritables. Il stimule la mémoire (étudiants aux moments des examens, personnes âgées).

Grâce aux minéraux et aux oligo-éléments, aux flavonoïdes et toujours aux acides aminés, le pollen agit sur la croissance osseuse et la reminéralisation osseuse.

Il sera donné à la femme enceinte, aux enfants qui ont des retards de croissance, aux personnes carencées, en cas de fractures, en prévention de l’ostéoporose, pour fortifier les cheveux et les ongles, pour les personnes qui ont des problèmes de peau (eczéma, psoriasis, acné), mais également pour soutenir une bonne vision.

Sa richesse en lipides (acides gras polyinsaturés), en flavonoïdes, en oligo- éléments, en vitamines, a montré une action très intéressante sur la prostate et sur le système circulatoire.


Le pollen sera donc indiqué en cas d’hypertrophie bénigne de la prostate, de prostatite, ou simplement en prévention des troubles prostatiques.

Le pollen frais contient en plus des ferments lactiques, qui auront une action sur la sphère digestive, notamment la flore intestinale.

Il sera utile aux personnes qui ont des ballonnements, des flatulences, qui présentent de la constipation et/ou de la diarrhée.

Mode d’utilisation

On consommera du pollen au quotidien ou en cures : une semaine par mois ou une cure de deux mois par exemple, avec arrêt trois mois.

Pour les adultes, la posologie sera de 1 à 10 cuillères à café par jour (en fonction du poids et de l’état général de la personne). Pour les sportifs ou les végétariens, il est possible de prendre 12 à 15 cuillères à café par jour.

Pour les enfants :

  • à partir de 6 mois jusqu’à 5 ans : 1⁄4 de cuillère à café, deux semaines par mois,

  • de 6 ans à 11 ans : 1⁄2 cuillère à café, deux semaines par mois,

  • de 12 ans à 15 ans : 1 cuillère à café, deux semaines par mois.

On peut consommer les pelotes de pollen à la petite cuillère (pas avant 6 ans), en insalivant bien. Sinon, il peut être mélangé aux aliments (mais pas chauffé) en l’écrasant avant avec un pilon pour les tout petits.


Indications en fonction de chaque pollen spécifique

  • Pollen de ciste : améliore les défenses immunitaires, ralentit le processus de vieillissement, baisse le cholestérol (mauvais), prévient les inflammations du côlon, protège la rétine, diminue les réactions allergiques.

  • Pollen de châtaignier : abaisse le mauvais cholestérol, stimule la mémoire et le travail intellectuel, prévient les syndromes dépressifs, diminue la sensibilité au stress.

  • Pollen de saule : renforce le système immunitaire, accélère la cicatrisation de la peau, prévient la dégénérescence maculaire, diminue la sensibilité au stress, favorise la fertilité et la lactation.

  • Pollen de bruyère : protège la sphère circulatoire.

  • Pollen de seigle : limite les problèmes liés à l’hypertrophie bénigne de la prostate.

Qualité du pollen Le pollen doit être conservé au réfrigérateur. Il est d’ailleurs souvent congelé sous vide immédiatement après sa récolte et peut être conservé 20 jours après sa décongélation. Il peut également être séché et conservé dans un pot en verre hermétique. Quelques exemples d’utilisation thérapeutique du pollen (Ne dispense pas d’une visite chez le médecin) - Asthénie, neurasthénie, déprime passagère : 10 à 15 cuillères à café de pollen sec par jour, à répartir au cours de la journée. - Soutien pendant la période hivernale : 1 cuillère à soupe de pollen frais de ciste tous les matins, dans une compote ou une salade de fruits, pendant 6 semaines, à renouveler, de fin octobre à fin février.

Mon avis

Les produits de la ruche sont des outils très interessants pour l'aide à un retour vers une santé logique au fonctionnement humain, à un bien être du corps et de l'esprit car ce sont des produits naturels.


Il faut veiller à conseiller des produits de qualité biologique, consommés au mieux dans l'année de production, conditionnés sans transformation, non chauffés à plus de 35°C, exposés dans un endroit sec et frais.


Il est à noter également que la qualité des produits de la ruche dépends de la qualité des plantes mellifères qui sont dans le rayon d'action du rucher. En effet, pour qu'un produit soit estampillé « BIO », les cultures et plantes aux alentours doivent être également « BIO ».


D'une façon globale, l'activité des abeilles est très importante pour maintenir la pollinisation globale des cultures anthropisées, car il est estimé que 80% de la pollinisation est résultante de l'activité des abeilles.


Évidemment, il est pour moi important de compléter par le fait que 60% des terres agricoles sont entretenues afin de subvenir aux besoins alimentaires du bétail que l'être humain consomme sans raison logique malheureusement.

Si l'humain réduisait sa consommation de produits animaux, la part d'exploitation mellifère serait bien moindre et donc plus respectueuse des abeilles, des animaux et forcements des plantes et des hommes.

Une réflexion environnementale que les lobbyistes ne mettront peut-être jamais en œuvre si chaque citoyen ne révise pas sa consommation.

Mon petit mot aux VEGAN : n'ayez crainte, je comprend très bien votre désarroi face à cet article qui hérisse vos cheveux, mais il doit y avoir une place pour tout dans ce monde, ne vous déplaise, je prône plutôt l'utilisation ponctuelle de ces produits, de façon à équilibrer l'empreinte environnementale et énergétique de l'Homme sur le Vivant.



Sources :

  • «Guérir avec les abeilles », Claudette Raynal-Cartabas, Ed. Guy Trédaniel, 2009

  • «Ces pollens qui nous soignent», Patrice Percie du Sert, Ed. Guy Trédaniel, 2002, 2005, 2009

  • www.lanutrition.fr

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